Sébastien Azzopardi revisite le grand classique de Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours, non sans une touche d’humour personnel. La pièce, profondément décalée, mêle les charmes du roman de Verne aux insolentes idées d’un metteur en scène dont on ne présente plus l’extravagance.

Phileas Fogg, aristocrate britannique, doit soulever un défi : faire le tour du monde en seulement 80 jours. Lui et son valet Passepartout s’embarquent alors dans une aventure extraordinaire à la découverte du monde et de ses merveilles. Ils traversent les océans, parcourent des milliers de kilomètres et rencontrent de curieux personnages. En cours de route, ils vont sauver la princesse Aouda de ses bourreaux. Suivis de près par l’inspecteur Fix, persuadé que Phileas Fogg est le voleur tant recherché de la banque d’Angleterre, les deux compères nous transportent dans leur course contre la montre.

La recette de Jules Verne était déjà parfaite. Sébastien Azzopardi y ajoute ses blagues parfois vaseuses, ses références à l’actualité et quelques situations grotesques. Le mélange est juste équilibré, à tel point qu’on redécouvre un classique sous un nouveau jour. On ne voit pas le temps passer en suivant cette traversée délirante : de la Chine à l’Egypte en passant par l’Inde. Le procédé scénique est très ingénieux. Les comédiens sont excellents. Mission réussie pour Phileas Fogg et pour Sébastien Azzopardi : le public est ravi !

Le tour du monde en 80 jours
D’après l’oeuvre de Jules Verne
Mise en scène par Sébastien Azzopardi
Jusqu’au 21 septembre au Théâtre des Mathurins