Les Funambules vous chantent l’amour



Les Funambules sont un collectif d’artistes de tous bords, rassemblés pour parler des homosexuels autrement. Loin des débats politiques et des clichés, ils ont choisi la musique pour témoigner de leur réalité : des chansons qui expriment les obstacles, les espoirs, et surtout l’amour dans leurs vies. 

LieuStudio Hébertot
Dates : à partir du 6 février, tous les lundis à 20h
Mise en scène : Quentin Defalt
Avec : Stéphane Corbin, Doryan Ben, Vanessa Cailhol ou Cloé Horry, Amala Landré ou Amélie Manet 


L’auteur et compositeur Stéphane Corbin (aussi interprète et pianiste, d’ailleurs), épaulé par de nombreux artistes, signe un projet fort et émouvant : un concert théâtral sur les relations homosexuelles, la tolérance, l’acceptation de soi et le droit à la différence.

S’il ne sont que quelques-uns sur le plateau, dans la troupe des funambules, ils sont près de 200 bénévoles. Musiciens, chanteurs ou encore photographes, tous défendent « l’amour dans sa diversité ». Dans la salle du Studio-Hébertot ce soir-là, tous les âges sont mélangés. Certains sont venus en couple, gays ou non, d’autres entre amis. Une diversité de spectateurs tous en quête d’émotions. « C’est jamais la bonne heure, la bonne année, la bonne humeur » débute le spectacle (tiens, on a déjà entendu cette mélodie dans la comédie musicale 31, dont les chansons sont également signées Stéphane Corbin). 

Les trois chanteurs nous exposent leurs histoires de coeur, leurs coming-out pas toujours faciles, leurs questionnements et leurs rêves. A coeurs ouverts, ils n’en font jamais trop. Les chansons des Funambules sont pleines de vérités et de délicatesse. « En t’aimant je souffre d’être moi » raconte Doryan Ben créant un vif élan d’émotion dans la salle. Dans le public, des sourires et des larmes s’esquissent. On entre dans l’intimité d’une génération incomprise, dans les pensées de jeunes qui doutent, sont blessés et parfois même, renoncent. Une génération qui doit vivre avec l’idée qu’une partie de la population leur refuse le droit à la différence. Et pourtant, ce concert nous offre aussi du rire, alliant mélodies entraînantes et paroles décalées (comme les chansons « Les filles à Pédés » dont le clip affiche près de 60 000 vues ou encore « Ils dansent » sur la curieuse histoire d’amour de deux manchots). 

Bien loin d’enfoncer des portes ouvertes, ce concert engagé évoque des événements personnels et des moments de l’Histoire : du destin tragique d’Alan Turing à l’histoire d’amour de deux parisiennes sous les toits de Paris. Devant cette bande de copains attachants, le public en redemande, et le spectacle n’en est que plus beau. 

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